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    Qu'est-ce qu'un projet carbone en forêt ?

    Réduire la quantité de gaz à effet de serre dans l’atmosphère est l’affaire de tous et chaque acteur (collectivités, entreprises, particuliers…) peut volontairement ou par obligation s’y soumettre. De nombreuses entreprises et collectivités se lancent dans de telles démarches qui peuvent être englobées dans le concept plus large de responsabilité sociétale des entreprises (RSE) : c’est la contribution d’une entreprise ou d’une collectivité au développement durable.

     

    Évaluer, réduire, compenser : un engagement des entreprises et collectivités

    Les entreprises s’engagent dans des stratégies RSE pour différentes raisons. La question de l’image est souvent centrale : elle peut être utilisée comme différenciation commerciale, tout en créant de la cohésion et en fidélisant clients et salariés. Les démarches vertueuses vis-à-vis du climat peuvent aussi être de véritables investissements ou une manière de devancer les obligations à venir pour les entreprises. Les principes éthiques impliquent de procéder par étapes successives pour minimiser son empreinte sur le climat. La démarche « ERC » est alors adoptée :

    • évaluer : cette première étape vise à mieux connaître son profil d’émissions en mesurant les impacts de chaque poste d’émission. Cette étape se fait généralement avec les outils de « bilan GES » qui utilisent des facteurs d’émission : des taux d’émissions moyens par unité de bien ou de service consommé. Par exemple, le facteur d’émission du papier recyclé est de 0,47 tCOe par tonne de papier (Copacel/Ademe, 2014) ;
    • réduire : c’est l’enjeu principal. L’acteur met en place un plan de réduction de ses émissions en se fixant des objectifs qui pourront être évalués chaque année. Par exemple : favoriser des moyens de transport peu émissifs, utiliser des énergies renouvelables… ;
    • compenser : les émissions non réductibles peuvent être compensées par l’acteur économique, par le soutien à des initiatives d’atténuation extérieures.
    Tableau démarches et outils
    TABLEAU 1. — Les démarches et outils « évaluer, réduire, compenser » en fonction des types d’acteurs.
    NB : La séquence « évaluer, réduire et compenser » n’est pas spécifique à l’atténuation du changement climatique et s’applique à toutes les 
    composantes de l’environnement. Une entreprise qui pourrait avoir un impact sur des milieux naturels protégés adoptera ainsi la même démarche : 
    évaluer par l’étude d’impact, réduire cet impact et éventuellement compenser (restauration d’autres milieux, boisements compensateurs…).

     

    La compensation carbone : une définition encadrée

    Le terme de compensation carbone est réservé aux projets qui font l’objet d’une délivrance d’unités carbone certifiées qui répondent aux critères de qualité d'additionnalité, de permanence, de vérifiabilité, de suivi, de vérification, et de fuites. Les termes de « compensation » ou de « neutralité carbone » seront réservés à ces types de projet pour éviter le greenwashing .

    FIGURE 1. — Une entreprise peut s’engager dans un projet forestier d’atténuation à hauteur de ses émissions de gaz à effet de serre non réductibles. (© Simon Martel)

     

    Simon MARTEL, Loïc CASSET et Olivier GLEIZES

    Extrait de l’ouvrage « Forêt et carbone. CNPF, novembre 2015 »​

     

    POUR EN SAVOIR PLUS :