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    Certification PEFC

    L’histoire d’un succès 

    PEFC répond à un impératif environnemental et à une nécessité sociale

    Le premier rapport des Nations unies sur le changement climatique utilisait quatre fois le mot “irréversible” en 2007. Le cinquième rapport fait apparaître ce mot 31 fois   s'exclame William Street. Manifestement, les scientifiques du monde entier sont en train de nous dire que nous devons agir de toute urgence.

    La gestion forestière durable est un facteur essentiel dans la lutte contre le réchauffement climatique, et PEFC est en train de mettre au point un module de carbone visant à aider les propriétaires et exploitants de forêts à être davantage proactifs à cet égard et à rendre les bienfaits des forêts plus visibles. Cela ne résout pas le problème, mais c’est une prise de participation concrète à la solution ! Le réchauffement climatique correspond à une faille de l’économie de marché qui s’est développée au cours de ces dernières décennies de manière débridée.

    Un autre échec intimement lié à ce phénomène est le développement de la pauvreté dû aux inégalités engendrées par le marché. PEFC, ici encore, joue un rôle important pour compenser ces effets puisqu’il constitue la seule certification qui prend en compte les conventions contre la pauvreté. Dans les pays qui n’ont pas adopté les conventions ou qui n’ont pas réussi à les faire appliquer, nos systèmes nationaux de certification exigent que certaines dispositions soient prises afin de s’assurer que, dans les forêts certifiées, les travailleurs soient protégés. C’est la raison pour laquelle les systèmes malais, nord-américain et chinois ont tous des dispositions spéciales relatives aux droits des travailleurs, explique William Street.

    Adaptation locale, reconnaissance mondiale

    En 1999, nous étions 11 organisations, principalement issues des nations européennes. Nous n’étions qu’un petit nombre à avoir eu cette vision avant-gardiste. Quand je vois le nombre de délégations présentes aujourd’hui, je crois que nous pouvons considérer que le pari de nos prédécesseurs fut une réussite. Quel chemin parcouru en 15 ans ! s’enthousiasme Marc-Antoine de Sèze, président de PEFC France. Ce qui fait la force de PEFC, c’est sa capacité à s’adapter aux contraintes locales et à respecter le principe de subsidiarité. Chaque implantation de la certification fait l’objet d’études approfondies des caractéristiques du pays concerné et devient le fruit d’un compromis savamment orchestré avec l’ensemble des parties prenantes. Fort de cet état d’esprit, PEFC a connu une croissance fulgurante.

    William Street explique que cette expansion de la certification était un objectif prévu de longue date : Il y a cinq ans, lorsque j’ai été élu président à Paris, j’ai lancé un défi à l’ensemble de PEFC. Ce défi était de réussir dans l’hémisphère Sud où, avant cette date, la certification des forêts était aux prises avec des difficultés. J’ai également déclaré que si nous échouions en Asie et en Afrique et si nous réussissions partout ailleurs dans le monde, nous aurions échoué dans notre mission de sauver les forêts de la planète et les populations qui en dépendent. Or en deux ans à peine, PEFC a accueilli en son sein la Chine, l’Indonésie et le Japon et a avalisé des systèmes nationaux de certification en Chine et en Indonésie. De même, rien que cette année, en 2014, la Russie a certifié 2 millions d’hectares supplémentaires de forêts. En Afrique, PEFC continue également à faire des progrès et notamment avec la validation toute récente du plan de certification des forêts gabonaises.

    Tout cela signifie que PEFC continue à répondre aux besoins tant des propriétaires de forêts que des consommateurs en matière de produits forestiers à séquestration de carbone dans le monde, issus de forêts gérées durablement de tous les continents. Tous pour un et un pour tous ! La conquête de l’ensemble de la filière est en marche. Au départ, il y a eu les petits propriétaires forestiers, convaincus et prêts à s’engager vers une reconnaissance officielle de la gestion durable de leur production. Leurs efforts ont porté et, aujourd’hui, c’est l’ensemble de la filière entendue au sens large qui prend ses responsabilités et décide de s’engager dans la voie de la certification. Avec 3 081 entreprises certifiées au 31 décembre 2013, la France compte plus d’un quart des entreprises certifiées à travers le monde. Cette position de leader valide les orientations choisies par PEFC France depuis sa création. Nos efforts se sont portés sur la sensibilisation du grand public, explique Marc-Antoine de Sèze.

    Le message est simple auprès des consommateurs : Choisir un produit PEFC, c’est choisir de respecter la forêt.  PEFC France rassemble toutes les parties prenantes de la société civile concernées par la gestion durable de la forêt : producteurs, transformateurs mais également usagers (dont des ONG environnementales telles que FNE). Seule une gouvernance partagée permet à cette organisation de perdurer en intégrant l’ensemble de la filière. Ces organisations sont réparties en trois collèges – économique, social et environnemental – représentés de façon proportionnelle au sein du conseil d’administration. C’est ce mode de fonctionnement collégial qui fait la force de PEFC.

    Et pour demain, quelles perspectives ? De nombreux pays d’Asie, d’Afrique et d’Amérique latine ont présenté leur candidature pour intégrer PEFC. L’objectif sera de les intégrer dans le système pour faire perdurer ce mouvement de pérennisation et de gestion durable des forêts.

    En savoir plus sur PEFC France : http://www.pefc-france.org/ 

    Victoire Reneaume

    Forêts de France
    Dossier rédigé par Forêts de France